Lucie fête son anniversaire. Enfin… c’est ce qu’on croit au début.
Autour d’elle, il y a Thibault, Célia, les absents qui pèsent autant que les présents, quelques bouteilles ouvertes trop tôt, des pistaches écrasées sur une table basse et cette étrange sensation que quelque chose déraille doucement. Ils ont préparé un spectacle, paraît-il. Un spectacle pour célébrer, pour rire, pour faire groupe. Mais très vite, les répétitions se mélangent aux conversations, les souvenirs aux jeux de scène, et les rôles finissent par contaminer le réel.
Au fil de la soirée, les masques glissent. Les amitiés vacillent, les dépendances apparaissent, affectives, festives ou sentimentales. Chacun cherche quelque chose chez l’autre : un regard, une validation, une présence, un moyen de ne pas sombrer dans le silence une fois la fête terminée.
Entre humour absurde, malaise tendre et dérives nocturnes, le spectacle avance comme une soirée qui durerait un peu trop longtemps. On boit pour tenir, on parle pour éviter le vide, on joue pour ne pas avoir à être totalement soi-même.
Et puis il y a cet autre anniversaire. Celui qu’on n’avait pas prévu. Celui qui vient rappeler que le temps passe, que les liens se fissurent et que grandir ressemble parfois à une lente gueule de bois collective.
Dans une atmosphère douce-amère, traversée d’éclats de rire et de moments suspendus, cette pièce explore les fragilités d’une jeunesse qui s’accroche encore aux nuits trop longues, aux habitudes rassurantes et aux illusions de l’amitié éternelle.
De la Suze, des pistaches, des chansons qu’on connaît tous… et un léger parfum de vertige.
Un petit air de dépendance