Au cœur de l’horreur nazie, alors que la peur, la famine et la mort enferment des milliers d’êtres humains dans une mécanique de destruction implacable, deux médecins imaginent une idée insensée : inventer une épidémie fictive pour tromper les autorités et empêcher les déportations.
Ce qui pourrait sembler impossible devient alors un acte de résistance extraordinaire. En fabriquant les symptômes d’une maladie contagieuse, en orchestrant de faux diagnostics et en mettant en scène la peur de la contamination, ils transforment le mensonge en ultime arme de survie. Chaque geste devient dangereux, chaque erreur peut condamner des vies, et pourtant il faut continuer à jouer la comédie coûte que coûte.
Dans cette course contre la barbarie, l’intelligence, l’humour et l’inventivité deviennent des moyens de rester humain face à l’inhumanité absolue. Car au milieu de la terreur, il reste encore de la place pour l’absurde, les élans de courage maladroits, les liens qui se créent et les éclats de rire qui permettent de tenir debout.
Porté par une tension constante, le spectacle mêle suspense, émotion et ironie avec une profonde humanité. Derrière le récit historique se dessine une réflexion bouleversante sur le pouvoir du théâtre, du récit et de l’imagination lorsque tout semble perdu. Jouer un rôle, inventer une fiction, faire croire pour sauver : ici, la mise en scène devient un acte de résistance.
Entre thriller historique, comédie tragique et hommage aux héros de l’ombre, cette histoire vraie rappelle que face à la violence aveugle, l’intelligence et la solidarité peuvent parfois déjouer l’impensable.
Un récit haletant et profondément vivant, où la fiction devient une question de survie.
La piqûre de rappel