« L’amour, c’est comme la mort : ça arrive toujours un jour. »
Harry Berlin, mannequin aussi fascinant qu’insaisissable, vient de disparaître. Autour de lui, ceux qui l’ont aimé, admiré, jalousé ou simplement croisé se retrouvent une dernière fois pour lui rendre hommage. Dans cette étrange veillée funèbre où les émotions débordent autant que les apparences vacillent, les souvenirs ressurgissent, les tensions éclatent et les destins s’entremêlent.
Mannequins extravagants, gardes du corps taciturnes, amis perdus de vue, amants d’un soir ou de toujours : chacun arrive avec ses blessures, ses désirs, ses secrets. Certains règlent leurs comptes, d’autres tombent amoureux au pire moment possible. Car même au cœur du deuil, la vie continue de pulser avec violence, absurdité et passion.
Entre rêve et réalité, le spectacle compose une fresque humaine aussi déjantée que sensible, où l’humour côtoie la mélancolie, où le grotesque rejoint le sublime. Les scènes s’enchaînent comme dans un songe peuplé de silhouettes excessives, de déclarations maladroites, de fêtes qui dérapent et d’instants suspendus.
Sous ses airs de cérémonie chaotique, cette pièce est avant tout une immense déclaration d’amour à la vie, à ses excès, à ses rencontres et à sa fragilité. Une célébration de ceux qui restent, de ceux qui aiment encore malgré les absences.
L’occasion pour dix-sept acteurs de partager la scène dans un spectacle choral, vibrant et intensément vivant.
Amor