Parce que j’ai tout de même vécu…

Saison : 2025-2026

Dans une société qui avance à toute vitesse sur les ruines humaines qu’elle produit elle-même, une succession de tableaux cruels, absurdes et fantastiques expose des êtres au bord de la rupture. Ici, les destins ne se croisent pas vraiment : ils se percutent, s’effleurent ou s’ignorent dans un monde où chacun lutte désespérément pour sauver sa propre peau, quitte à piétiner celle des autres.
À travers plusieurs scènes indépendantes mêlant humour noir, poésie macabre et étrangeté fantastique, des personnages enfermés dans leurs corps, leurs peurs ou leurs obsessions tentent d’exister malgré l’effondrement moral qui les entoure. Un homme incapable de quitter son appartement alors que le monde brûle dehors, une femme conversant avec un cadavre devenu son seul confident, un dîner mondain virant lentement au cauchemar cannibale, des employés récitant mécaniquement des discours absurdes tandis qu’un corps gît au centre de la scène sans que personne ne s’en soucie… Chaque situation pousse un peu plus loin l’absurdité d’une humanité anesthésiée.
Entre tragi-comédie moderne et théâtre de l’étrange, le spectacle compose une mosaïque de récits où les corps sont bloqués, empêchés, figés dans des mécanismes sociaux ou psychologiques qui les condamnent à l’échec. Les personnages avancent comme des pantins désarticulés dans une société froide, grotesque et profondément égoïste, où la compassion semble avoir disparu depuis longtemps.
Un théâtre de l’inconfort et du rire grinçant, où le fantastique surgit au cœur du quotidien pour révéler l’horreur banale de notre époque.