CDN de Nancy cherche petite fille pour le rôle de Louison

CDNLe Centre Dramatique National de Nancy – Lorraine recherche auprès des cours LizArt 6 fillettes âgées de 8 à 10 ans

Pour le rôle de Louison pour les représentations parisiennes du Malade Imaginaire de Molière, mis en scène par Michel Didym (cf scène du spectacle ci-joint).

Les représentations au Théâtre Déjazet – République auront lieu du 3 novembre au 31 décembre 2017.

Les fillettes assureront le rôle en alternance

Profil recherché : enfant à l’aise en public et motivée par cette expérience théâtrale, mesurant entre 1,23m et 1,33m / taille de confection 7 – 10 ans

Indispensable : parent motivé, accompagnant le projet

Auditions : entre le 20 et le 24 juin 2017

Répétitions à Paris en amont des représentations, dates et horaires à définir.

Merci d’envoyer une photo en pied et la fiche complétée ci-joint, ainsi que le questionnaire à remplir par l’enfant, par mail et en précisant que l’enfant est inscrit aux cours LizArt à :

a.cordray@theatre-manufacture.fr

A réception de la candidature, si l’enfant est sélectionné, vous serez contacté pour les auditions avant le 15 juin 2017.

Date limite de réception des candidatures : 10 juin 2017.

Fiche de renseignements

Prénom :

Nom :

Date de naissance :

Adresse :

Taille :

Poids :

Pointure chaussure :

Niveau scolaire :

Nom et prénom du parent :

Mail :

Tel :

Profession :

Questionnaire à remplir par l’enfant candidat

 

  1. As-tu déjà fait du théâtre ? :

1a.  Si oui dans quel contexte ? :

2. As-tu déjà joué un spectacle devant du public ? :

2a. Si oui, quel genre de spectacle ? :

2b. Raconte en quelques lignes comment ça s’est passé et ce que tu as ressenti sur scène :

2c. Qu’est-ce que tu as préféré dans cette aventure ? :

3. As-tu des activités périscolaires ? :

3a. Si oui, lesquelles ? :

  1. Prends-tu facilement la parole en classe ? :
  1. Es-tu à l’aise pour parler en public ? :

5a. Pour chanter ? :

5b. Pour danser ? :

  1. Est-ce facile pour toi de parler fort ? :

6a. Est-ce facile pour toi de crier ? :

6b. Est-ce facile pour toi de mentir ? :

  1. Aimes-tu jouer aux cow-boys et aux indiens ou tout autre jeu de rôle ? :

7a. Pourquoi ? (Raconte en quelques lignes) :

  1. As-tu l’habitude d’être avec des adultes ? :
  1. Qu’est ce qui te donne envie de participer à cette pièce ? :
  1. Qu’est-ce qui t’inquiète le plus dans cette expérience théâtrale ? :
  1. Qu’attends-tu de cette expérience ? :

Questionnaire à remplir par les parents

Nom et prénom :

Mail :

Téléphone :

  1. Pourquoi souhaitez-vous que votre enfant participe à cette pièce ?
  1. Pourquoi souhaitez-vous y participer en l’accompagnant dans cette aventure ?

Acte 2 – SCÈNE VIII

LOUISON, ARGAN.

LOUISON.— Qu’est-ce que vous voulez, mon papa, ma belle-maman m’a dit que vous me demandez.

ARGAN.— Oui, venez çà. Avancez là. Tournez-vous. Levez les yeux. Regardez-moi. Eh!

LOUISON.— Quoi, mon papa?

ARGAN.— Là…

LOUISON.— Quoi?

ARGAN.— N’avez-vous rien à me dire?

LOUISON.— Je vous dirai, si vous voulez, pour vous désennuyer, le conte de Peau d’âne, ou bien la fable du Corbeau et du renard, qu’on m’a apprise depuis peu68.

ARGAN.— Ce n’est pas là ce que je demande.

LOUISON.— Quoi donc?

ARGAN.— Ah! rusée, vous savez bien ce que je veux dire.

LOUISON.— Pardonnez-moi, mon papa.

ARGAN.— Est-ce là comme vous m’obéissez?

LOUISON.— Quoi?

ARGAN.— Ne vous ai-je pas recommandé de me venir dire d’abord tout ce que vous voyez?

LOUISON.— Oui, mon papa.

ARGAN.— L’avez-vous fait?

LOUISON.— Oui, mon papa. Je vous suis venue dire tout ce que j’ai vu.

ARGAN.— Et n’avez-vous rien vu aujourd’hui?

LOUISON.— Non, mon papa.

ARGAN.— Non?

LOUISON.— Non, mon papa.

ARGAN.— Assurément?

LOUISON.— Assurément.

ARGAN.— Oh çà, je m’en vais vous faire voir quelque chose, moi.

Il va prendre une poignée de verges.

LOUISON.— Ah! mon papa.

ARGAN.— Ah, ah, petite masque69, vous ne me dites pas que vous avez vu un homme dans la chambre de votre sœur?

LOUISON.— Mon papa.

ARGAN.— Voici qui vous apprendra à mentir.

LOUISON se jette à genoux.— Ah! mon papa, je vous demande pardon. C’est que ma sœur m’avait dit de ne pas vous le dire; mais je m’en vais vous dire tout.

ARGAN.— Il faut premièrement que vous ayez le fouet pour avoir menti. Puis après nous verrons au reste.

LOUISON.— Pardon, mon papa.

ARGAN.— Non, non.

LOUISON.— Mon pauvre papa, ne me donnez pas le fouet.

ARGAN.— Vous l’aurez.

LOUISON.— Au nom de Dieu, mon papa, que je ne l’aie pas.

ARGAN,  la prenant pour la fouetter.— Allons, allons.

LOUISON.— Ah! mon papa, vous m’avez blessée. Attendez, je suis morte.

Elle contrefait la morte.

ARGAN.— Holà. Qu’est-ce là? Louison, Louison. Ah! mon Dieu! Louison. Ah! ma fille! Ah! malheureux, ma pauvre fille est morte. Qu’ai-je fait, misérable? Ah! chiennes de verges. La peste soit des verges! Ah! ma pauvre fille; ma pauvre petite Louison.

LOUISON.— Là, là, mon papa, ne pleurez point tant, je ne suis pas morte tout à fait.

ARGAN.— Voyez-vous la petite rusée? Oh çà, çà, je vous pardonne pour cette fois-ci, pourvu que vous me disiez bien tout.

LOUISON.— Ho, oui, mon papa.

ARGAN.— Prenez-y bien garde au moins, car voilà un petit doigt qui sait tout, qui me dira si vous mentez.

LOUISON.— Mais, mon papa, ne dites pas à ma sœur que je vous l’ai dit.

ARGAN.— Non, non.

LOUISON.— C’est, mon papa, qu’il est venu un homme dans la chambre de ma sœur comme j’y étais.

ARGAN.— Hé bien?

LOUISON.— Je lui ai demandé ce qu’il demandait, et il m’a dit qu’il était son maître à chanter.

ARGAN.— Hon, hon. Voilà l’affaire. Hé bien?

LOUISON.— Ma sœur est venue après.

ARGAN.— Hé bien?

LOUISON.—  Elle  lui  a  dit:  «sortez,  sortez,  sortez,  mon  Dieu  sortez,  vous  me  mettez  au désespoir».

ARGAN.— Hé bien?

LOUISON.— Et lui, il ne voulait pas sortir.

ARGAN.— Qu’est-ce qu’il lui disait?

LOUISON.— Il lui disait je ne sais combien de choses.

ARGAN.— Et quoi encore?

LOUISON.— Il lui disait tout ci, tout çà, qu’il l’aimait bien, et qu’elle était la plus belle du monde.

ARGAN.— Et puis après?

LOUISON.— Et puis après, il se mettait à genoux devant elle.

ARGAN.— Et puis après?

LOUISON.— Et puis après, il lui baisait les mains.

ARGAN.— Et puis après?

LOUISON.— Et puis après, ma belle-maman est venue à la porte, et il s’est enfui.

ARGAN.— Il n’y a point autre chose?

LOUISON.— Non, mon papa.

ARGAN.— Voilà mon petit doigt pourtant qui gronde quelque chose. (Il met son doigt à son oreille.) Attendez. Eh! ah, ah; oui? Oh, oh; voilà mon petit doigt qui me dit quelque chose que vous avez vu, et que vous ne m’avez pas dit.

LOUISON.— Ah! mon papa. Votre petit doigt est un menteur.

ARGAN.— Prenez garde.

LOUISON.— Non, mon papa, ne le croyez pas, il ment, je vous assure.

ARGAN.— Oh bien, bien, nous verrons cela. Allez-vous-en, et prenez bien garde à tout, allez. Ah! il n’y a plus d’enfants. Ah! que d’affaires; je n’ai pas seulement le loisir de songer à ma maladie. En vérité, je n’en puis plus.

Il se remet dans sa chaise